Site officiel de Eva Joly, député européenne Europe Écologie – les Verts
Ce week-end, se tient à Paris à la Maison de la Chimie, le 4è congrès du Parti Vert Européen . Trois jours d’ateliers et de débats qui réunissent plus de 500 délégués de plus de 30 pays.
Eva Joly y interviendra le samedi 12 novembre à 16h00, au lendemain de l’hommage aux mutins de la Première Guerre Mondiale.
En attendant, une gerbe en hommage aux mutins sera déposée devant le mur de la Paix du Champ de Mars ce vendredi 11 novembre à 11 heures.
Le PVE, c’est ce projet un peu fou d’unir politiquement des pays différents et « rivaux » sur tout un continent et au delà…LE PVE c’est une vision de l’Europe, une Europe fédérale, écologique et sociale.
L’Europe est une construction qui dépasse les citoyens, un projet encore jeune si on le compare à la construction de nos États nations modernes, mais tellement plus ancien si l’on considère le temps long et les origines de l’unité européenne. Eva Joly fait le choix d’une Europe unie, forte, sociale dans laquelle se retrouve les citoyens et citoyennes du continent.
De vendredi à dimanche 13 novembre le Parti Vert Européen se réunit à Paris pour continuer de poser les pierres d’une Europe fédérale.
Pendant ces 3 jours, vous pourrez en suivre les avancées via les réseaux sociaux :
Twitter : @sav_evajoly et @EELV
et en streaming sur le site www.evajoly2012.fr et le site www.EELV.fr
Vendredi 14 Octobre Eva Joly était en Bretagne pour une journée de visites sur le thème de l’énergie et de la préservation des ressources.
Première étape dans le pays du Mené, en Centre Bretagne. Eva Joly a salué l’action des agriculteurs, élu-e-s et habitant-e-s qui depuis plusieurs années sont engagés dans un plan ambitieux d’autonomie énergétique à partir des ressources de leur territoire : biomasse, énergie solaire et éolienne, maîtrise des consommations. C’est cette diversification des sources de production énergétique qui permet aujourd’hui au Pays du Mené de couvrir le tiers de ses besoins.
« Contrairement à ce qu’affirment M. Besson, les écologistes comptent bien sur toutes les énergies renouvelables pour mettre en œuvre la transition énergétique. Les projets du Mené sont exemplaires, parce qu’ils sont coopératifs et portés par les citoyens. Ils démontrent concrètement que la transition énergétique permet de concilier développement des énergies renouvelables et de l’emploi rural. Le pays du Mené est un laboratoire du changement ».
L’après-midi était consacré à une rencontre avec les chercheurs de l’IFREMER dont les travaux et expertises ont vocation à permettre une meilleure connaissance des océans et de leurs ressources. L’action de l’IFREMER, menacée faute de budget, est essentielle pour agir en faveur de la préservation de nos océans. Eva Joly a ainsi rappelé la nécessité de faire de la recherche un véritable « contre-pouvoir », indépendant des gouvernements et des logiques de profit. « L’alternance à laquelle travaillent les écologistes devra donner lieu à des mesures d’urgence pour lutter contre la précarité et restaurer une visibilité budgétaire pour la recherche en France ».
Dans le prolongement de cette rencontre, Eva Joly s’est rendue sur le port de Lorient pour échanger avec les marins-pêcheurs : « Ce qui tue la pêche, c’est le libéralisme de l’Union Européenne qui favorise les grands armateurs au détriment de la pêche artisanale. Écologistes et pêcheurs ont aujourd’hui des intérêts communs pour préserver la ressource et je ne peux que saluer les efforts menés à Lorient en ce sens. Je veux faire avec les pêcheurs comme je veux faire avec les agriculteurs : trouvons un terrain d’entente et mettons en place des politiques publiques énergiques et intelligentes pour développer une pêche artisanale durable et respectueuse des droits sociaux des marins.»
Le samedi 15 octobre au matin, Eva Joly a pu visiter un chantier de réhabilitation de logements sociaux. Là aussi, l’action concrète en faveur de l’écologie donne des résultats : la réhabilitation a permis de diviser par 4 la consommation énergétique des logements, autant de charges en moins pour le budget de leurs habitants. « L’action en faveur de la protection de notre environnement est intimement liée à l’action en faveur des plus modestes. Pour aider ceux qui souffrent du prix de l’énergie, je mettrai en œuvre un plan massif de rénovation en profondeur des bâtiments. »
Eva Joly s’est ensuite rendue à Rennes où elle a été accueillie sous les applaudissements par les militant-e-s d’Europe Écologie Les Verts Bretagne réuni-e-s en congrès régional.
Elle a ensuite pris la tête du cortège pour la manifestation anti-nucléaire de Rennes qui a réuni plus de 15 000 personnes en compagnie de Cécile Duflot, des deux sénateurs bretons, Ronan Dantec et Joël Labbé, et des conseiller-e-s régionaux Europe Écologie Les Verts Bretagne. « Le nucléaire est une énergie de la préhistoire. Le danger qu’il fait peser sur les populations n’est pas acceptable. La sortie du nucléaire permettra la création de centaines de milliers d’emplois. La transition énergétique est créatrice de nouvelles richesses, nous voulons tourner la page du nucléaire pour construire l’avenir.»
Eva Joly est en campagne, sur le terrain, auprès de ceux qui démontrent au quotidien que l’écologie apporte dès à présent les solutions de demain.
Chers amis,
Le succès de nos primaires cet été et celui des primaires du Parti socialiste cet automne montrent que nos concitoyens aiment faire entendre leur voix dès lors qu’un débat leur est offert.
L’espoir de nos concitoyens nous porte, mais il ne doit pas nous remplir d’illusions.
C’est un changement d’époque que nous voulons voir naître.
Depuis cinq ans, une nouvelle force s’est levée, rassemblant près de 3 millions de voix aux élections européennes puis régionales. C’est la force de l’écologie politique qui porte un projet d’espoir pour faire face à l’épuisement des ressources énergétiques, le dérèglement climatique, l’impasse et les risques du nucléaire, la réduction massive des inégalités, la gestion rigoureuse des finances ou la redéfinition d’une République exemplaire.
Je veux placer ma candidature au centre du débat qui s’ouvre, en proposant aux Français écoeurés par la multiplication des affaires, indignés par l’état du monde que nous proposons à nos enfants et petits-enfants ou tout simplement dubitatifs sur l’éternel affrontement gauche-droite un autre choix que celui de la résignation.
Soyons clairs. Notre camp est celui de l’opposition irréductible à un Président de la République qui a ruiné la France et enrichi les riches. Mais soyons tout aussi clairs. Notre combat est celui d’une véritable alternative à un système économique et politique qui nous a mené à la faillite financière, au désenchantement démocratique et à la catastrophe environnementale. C’est pourquoi j’entends incarner une autre voie, celle du choix écologique, exigeant et déterminé.
C’est au nom du possible que je me suis engagé. C’est parce que je sais que nous pouvons encore redonner ses lettres de noblesses à l’action politique. Le sens et la finalité d’une action politique, c’est de changer l’ordre établi : d’oser changer le monde.
Il est devenu trop rare que les engagements soient sincères, que la révolte ou la générosité n’apparaissent pas calculées… Aujourd’hui, le calcul des postures semblent avoir remplacé celui de l’intérêt général.
Changeons ! Tel est le contrat que je propose aux Français.
Changeons de vision pour intégrer l’avenir de la planète à nos choix politiques. Changeons de perspective pour redonner espoir à toutes celles et ceux menacés de misère ou de déclassement par une austérité annoncée, fût-elle peinte en rose. Changeons de comportement, comme nos concitoyens ont déjà massivement commencé de le faire pour prendre en mains la question écologique et la question démocratique.
Changeons de République.
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La République que je vous propose, c’est celle des biens communs.
Nous vivons à crédit. Notre consommation des ressources excède ce que la planète peut fournir pour l’année. Nous ne cessons donc de creuser notre dette écologique. Le phénomène s’accéllère.
Et pourtant, les gouvernements, de droite comme de gauche, se sont détournés de notre avenir. Rien n’a été fait cette année non plus pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les ressources naturelles continuent d’être gaspillées mettant en péril notre avenir, celui de nos enfants et de nos petits enfants.
Je ne suis pas née écologiste, je le suis devenue. C’est comme juge d’instruction et en instruisant l’affaire Elf, que j’ai pris conscience des désastres que pouvait causer un système qui court à sa perte. Car dans une grande affaire financière, où quelques uns ont détournés de grandes fortunes, il y a toujours une cause initiale : ici c’était le pétrole.
C’est lorsqu’une ressource se fait rare, qu’elle devient l’objet de toutes les convoitises, de toutes les luttes de pouvoir et d’argent.
Car les mêmes causes génèrent les mêmes effets. C’est à chaque fois l’absence de justice qui met en danger l’humanité.
Lorsqu’une minorité s’accapare le pouvoir, c’est la démocratie qui est en danger.
Lorsque que les ressources naturelles sont détournés au profit de quelques uns, ce sont les équilibres planétaires qui sont menacés.
C’est au nom de la protection du bien commun que je me suis engagée auprès des écologistes. C’est au nom de ces biens communs que nous voulons changer la République.
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La République que je vous propose, c’est une République du long terme.
Nos institutions doivent être repensées pour faire entrer l’avenir et les générations futures dans notre démocratie. Il ne doit plus être possible de prendre aujourd’hui des décisions que paieront demain nos enfants et nos petits-enfants.
C’est au nom de l’avenir que nous disons non à l’aéroport de Notre Dame des Landes et à tous les grands projets qui pour quelques intérêts politiciens menacent en fait l’aménagement de notre pays.
Si les gouvernants avaient eu le souci du long terme, jamais la France ne se serait embourbée dans le péril nucléaire.
Parce que nous ne voulons plus laisser l’énergie confiée aux mains du secret et de l’opacité.
Parce que nous ne voulons plus d’une République sous tutelle d’Areva et d’EDF.
Parce que nous ne voulons plus exposer nos enfants et nos petits-enfants, aux dangers de la sécurité et de la radioactivité, comme ce fut le cas, il y a encore quelques semaines à Marcoule.
Permettez-moi de saluer les milliers de manifestants qui, dans toute la France ce week-end, ont dit une vérité simple : « Tchernobyl, Fukushima, plus jamais cela ! ».
Et si le gouvernement ne veut pas l’entendre, nous le dirons encore. Monsieur Eric Besson m’a traité de menteuse préférant s’engluer dans la propagande d’Areva. Alors osons le débat citoyen, je propose à Eric Besson de tenir un débat public pour savoir quel avenir nous voulons proposer à nos enfants : l’aberration nucléaire ou les énergies renouvelables ?
En vous quittant tout à l’heure, je vais m’envoler pour le Japon où j’apporterai mon témoignage d’amitié et mon soutien de militante aux habitants d’une région dévastée par une catastrophe sans précédent.
Si je suis élue Présidente de la République, je proposerais qu’aux côtés de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, soit rédigée une Charte de la Terre, de la Mer et des Biens Communs, plus ambitieuse, plus courageuse et plus contraignante que ne le fut la Charte de l’Environnement.
Cette Charte sanctuarisera le droit que nous avons toutes et tous à l’eau, à l’énergie propre, à l’air, à la terre. Et c’est muni de cette Charte que quelques jours après nous nous rendrons au Sommet de Rio +20, pour que celui-ci ne soit pas un moment au service des marchés, mais qu’il fasse de l’intérêt général planétaire notre loi commune.
Et puisque nous parlons du monde, ne nous trompons pas de débat. Le sujet n’est pas de savoir si nous sommes pour ou contre la mondialisation, mais de savoir quel monde nous voulons pour demain. Je veux que nous léguions à nos enfants et nos petits enfants un monde plus juste.
Notre République ne vit pas replié sur ses frontières et sur l’égoisme des nations. Nous rêvons d’un monde juste qui donne les mêmes droits et les mêmes opportunités à tous les habitants de la planète.
Si j’étais Présidente, je défendrais une préfèrence sociale et environnementale. L’Europe n’est pas là pour sauver le parachute doré des dirigeants de Dexia mais pour protéger ses habitants. La relocalisation, on peut la mettre en place dès maintenant.
Nous voulons produire mieux, moins et plus près pour permettre à tous d’avoir accès à la qualité et à son autonomie.
Ce n’est pas un toilettage de l’Europe dont nous avons besoin, encore moins une Europe des mots creux et plus jamais d’une Europe qui traite au même rang les banquiers et les chefs de gouvernement.
Les écologistes sont l’un des moteurs du progrès eu Europe. Ils sont présents dans tous les pays de l’Union. Avec les Verts allemands, je défendrais dès l’année prochaine une nouvelle étape du fédéralisme européen.
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La République que nous voulons est exemplaire et impartiale. Elle ne confond pas l’argent public et l’argent privé. Elle ne se fait ni au profit de quelques uns, ni aux dépends du plus grand nombre. Elle est celle de la même loi pour toutes et tous et de l’égalité réelle.
Il ne suffit pas, en effet, de dénoncer les dérives d’un système gangrené par la corruption à tous les étages de notre édifice démocratique. Encore faut-il dire quelles seraient les mesures que nous nous engagerons à prendre une fois l’écologie politique au pouvoir.
La première, c’est de dire que la loi doit être la même pour toutes et tous. Je supprimerais l’immunité pénale du chef de l’Etat : car il n’est pas de citoyen qui ne doit pouvoir se placer au-dessus des lois.
La deuxième mesure a trait au contrôle des élus du peuple dont le mandat doit être exemplaire en matière de transparence financière. Dès maintenant, je propose à tous les candidats de mettre sur la place publique toutes leurs dépenses de campagne en temps réel pour redonner confiance aux citoyens. Mais disons le aussi, car pous nous, c’est une évidence, tout élu mis en examen dans un délit financier devrait être mis immédiatement en congés de ses mandats. Si il est condamné, il devra être rendu inéligible pendant une durée de dix ans.
La troisième mesure qui fonde notre patrimoine commun, ici comme dans toute l’Europe, est la revendication d’un mode de scrutin plus juste, permettant la représentation des forces politiques en fonction de leur réelle audience auprès des électeurs. Je veux parler des élections législatives à la proportionnelle. J’ai eu beau écouter attentivement ce que disait les différents candidats à la primaire socialiste, je n’ai pas eu le sentiment d’une clarté limpide y compris du côté des soi-disants tenants de la VI° République qui se sont vîtes convertis au cumul des mandats. Nous, nous revendiquons clairement le principe de la proportionnelle comme une alternative immédiate à la simple alternance démocratique.
La quatrième mesure est le non-cumul des mandats. Je constate que nos amis socialistes progressent à pas de tortue sur le sujet alors même que les Français, à juste titre, rejettent massivement les dégâts de la professionnalisation à outrance de la politique en mettant volontiers dans un même bateau les uns et les autres. Ce qui est en jeu est tout simplement une forme de réenchantement démocratique qui suppose à la fois d’interdire le cumul de plusieurs mandats mais aussi de favoriser toutes les formes de démocratie citoyenne pour peser sur l’activité des élus.
La République que nous voulons, c’est une refondation écologiste de nos institutions et de ses valeurs. Je veux proposer une double réconciliation. Je veux réconcilier l’écologie avec la république, au nom de l’intérêt et du bien commun et je veux réconcilier la république avec les citoyens, pour qu’elle redevienne la voix de chacun et chacun et devienne une démocratie réelle.
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La démocratie a cédé devant la toute puissance de la puissance de la finance.
Nous sommes les 99% clament les américains qui défilent à New York.
Nous sommes les 1% écrivent par provocation sur le banderole les traders de Chicago.Ce slogan est une vérité. Les 1% d’hyper riches et les 10% les plus riches de nos concitoyens ont vu en vingt ans leurs revenus exploser et leurs impôts diminuer.
Face à cette injustice, le renouveau démocratique ne pourra pas voir le jour sans la mobilisation des citoyens.
J’appelle donc tous ceux que l’avenir démocratique de notre pays concerne à se mettre en mouvement. Peu importe d’ou ils viennent, s’ils sont attachés à la démocratie, à la justice et à l’écologie. Humanistes sincères, démocrates convaincus, altermondialistes de toujours, socialistes, et même sarkozystes repentis.
Je m’adresse à tous ceux qui veulent changer la république aidez nous, dans cette campagne à bouleverser le paysage politique en vous servant de ma candidature comme levier du changement.
Votre bulletin de vote peut changer la donne.
Depuis des mois maintenant, un souffle planétaire s’est levé pour refuser l’absence de démocratie, et la misère. Il y a plus de sagesse dans la voix d’un indigné de Madrid, Londres ou de la place Tahrir que dans les sentences des agences de notation.
Les peuples se soulèvent en de nombreux endroits du monde contre un système qui pollue la planète, ruine les hommes et détruit l’avenir au seul bénéfice d’une poignée de privilégiés.
C’est dans les pas de ce mouvement planétaire que je mène campagne. Je suis avec détermination la voie étroite qui mène au nouveau monde et dont les écologistes ont été les précurseurs. Je ne suis pas seule. Nous sommes des millions.
Nous ne voulons plus d’une France recroquevillée sur elle même, frileuse et défensive.
La France pour laquelle je me bats est Européenne, ouverte sur le monde.
La France pour laquelle je me bats est une nation citoyenne et ambitieuse qui mêle sa destinée au combat pour la justice et l’écologie partout sur la planète.
La France pour laquelle je me bats est ainsi libérée du pouvoir des lobbies et de l’argent, indépendante dans le concert des nations, engagée au côté des peuples qui luttent pour leur liberté.
La France pour laquelle je me bats sera écologiste : pionnière dans la lutte contre le réchauffement climatique, elle sort du nucléaire, développe des centaines de millier d’emplois dans la conversion écologique de l’économie et tourne le dos au culte de la croissance, du consumérisme et du productivisme.
La France que j’aime et que je sillonne chaque jour est à la fois forte de son histoire, riche de ses colères et de son énergie.
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J’ai choisi la France, par amour du pays, par amour de ses valeurs et par amour d’un homme.
J’ai pris au mot la France, sa tradition des droits de l’homme et sa promesse d’égalité
J’ai aimé la France, un pays où une jeune fille au pair devenue secrétaire, pouvait être magistrate et aujourd’hui députée européenne candidate à l’élection présidentielle.
Ce que la France m’a donné, je veux aujourd’hui le lui rendre. Il n’y a pas de plus beau devoir que d’être utile à son pays.
C’est le sens de ma vie depuis trente ans dans ce pays, c’est le sens de ma candidature à l’élection présidentielle. Ce n’est pas une aventure solitaire, c’est un chemin que nous ferons ensemble. Nous allons donner à voir à toutes les Françaises et les Français, le changement que nous voulons voir naître dès 2012 dans notre pays.
Et lorsque j’entends certain dissimuler leurs renoncements derrière la petite musique du vote utile, je veux dire à toutes les Françaises et les Français : la question qui se pose n’est pas celle du vote utile, mais celle du vote juste.
Un bulletin de vote n’est pas un simple rejet. C’est d’abord le choix d’un projet.
Le vrai changement, il commence aujourd’hui. Il commence avec vous.
Vive l’écologie, Vive la république, Vive l’Europe, vive la France !
Le Monde
| 18.10.11 | »La gauche serait folle de ne pas sortir du nucléaire »
Désignée candidate d’Europe-Ecologie-Les Verts en juillet, Eva Joly prévient les socialistes qu’ils devront prendre des engagements clairs sur la sortie du nucléaire et la réforme des institutions pour pouvoir former un gouvernement de coalition avec les écologistes.
L’ancienne juge d’instruction s’en prend également à la « République des amis et des obligés », mise en place, selon elle, par Nicolas Sarkozy. La candidate écologiste estime que le chef de l’Etat « doit venir témoigner devant les juges » dans l’affaire Karachi.
François Hollande, candidat désigné du PS, n’a pas parlé de sortie du nucléaire comme vous l’exigiez, et ne vous a fait aucune concession pendant l’entre-deux-tours des primaires. Etes-vous pessimiste pour la suite des négociations avec les socialistes ?
Mettons les choses au clair. C’est une primaire socialiste qui vient d’avoir lieu. Pas le premier tour de l’élection présidentielle. Je félicite François Hollande de sa victoire mais après la question des personnes, vient le temps des projets. Mon rôle n’est pas celui des marchandages avec la gauche, mais de porter mes valeurs et mes propositions devant les électeurs.
Les écologistes ont majoritairement soutenu Martine Aubry. Pour vous, François Hollande, est-ce la « gauche molle » ?
Je me garderai bien d’employer ces adjectifs. Ce n’est pas à moi de juger les socialistes entre eux. A propos de la social-démocratie, je parlerais davantage d’une « gauche ancienne », qui croit encore au toujours plus. Je pense que les écologistes portent des réponses plus adaptées à notre temps. Le renouveau, c’est nous.
Que se passera-t-il si François Hollande ne se prononce pas pour une « sortie du nucléaire » ?
Pour le coup, ce ne serait pas la « gauche molle » mais la « gauche folle ». Je me rends ce soir à Fukushima: après une telle catastrophe, ce serait irresponsable de persister dans le nucléaire.
Vous parlez beaucoup de VIe République, d’éthique. Est-ce bien ce que les électeurs attendent d’une candidate écologiste à la présidentielle ?
Le premier chantier écologique, c’est de dépolluer la République. Si on veut s’attaquer aux maux de la planète, il faut mettre en place une République exemplaire et redonner le pouvoir aux citoyens. Je veux une République de la parité, de la proportionnelle et du droit de vote pour tous.
Un accord doit être signé entre vos deux formations en novembre. Quels sont les points sur lesquels vous ne transigerez pas?
Il faudra présenter un calendrier de sortie du nucléaire, l’abandon de certains grands travaux devenus absurdes comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Il faudra aussi de profondes réformes, comme l’introduction de la proportionnelle. Je ne serai pas ministre dans un gouvernement qui n’inscrit pas ces réformes tout en haut de son programme, et aucun membre d’EELV ne le sera non plus.
Depuis quelques mois, les « affaires » mettant en cause des proches du chef de l’Etat se multiplient, comment l’expliquez-vous ?
Ces « affaires » qui polluent notre vie politique ne constituent pas, hélas, un phénomène récent. Rappelez-vous Urba, Elf, la mairie de Paris, les frégates de Taïwan, Karachi… Le cas Chirac est emblématique: il a distribué des prébendes comme maire de Paris, n’a pu être poursuivi du fait de son immunité présidentielle, puis, au moment de le juger, le parquet, aux ordres du pouvoir, a plaidé en sa faveur! Pourquoi n’arrive-t-on pas à se débarrasser de ce fléau ?
Pour en finir avec les affaires, il faudrait avoir le courage de mettre un terme à cette insupportable connivence entre le politique et le judiciaire. Il est inadmissible que le parquet soit aujourd’hui aux mains de l’Elysée.
Le phénomène s’est-il encore aggravé ?
Oui, et c’est pour lutter contre ça que je fais de la politique! Nicolas Sarkozy n’hésite pas à nommer ses copains où bon lui semble, les conflits d’intérêts sont devenus la norme. Sans compter qu’aucun pays au monde n’est marqué par une telle confusion entre le pouvoir, les médias et la commande publique. C’est la République des amis et des obligés.
Vous estimez donc que le sentiment d’impunité règne au sommet de l’Etat…
Oui. Gérard Longuet est devenu ministre de la défense, alors que les non-lieux dont il a bénéficié sont simplement dus à un découpage astucieux des dossiers le visant. Même chose pour les hauts fonctionnaires. Le procureur Courroye est toujours en place, comme le patron de la DCRI, Bernard Squarcini [le directeur central du renseignement intérieur a été mis en examen lundi 17 octobre]. Ils sont indéboulonnables, étouffent les affaires, sont décorés par le chef de l’Etat.
Faut-il mettre en place des lois plus strictes ?
Il faut créer en France une procédure d’impeachment, c’est-à-dire mettre fin à l’immunité du président de la République, et reprendre les idées de Martin Hirsch en matière de conflits d’intérêts. Enfin, tout homme politique mis en examen doit être mis à l’écart. Je suis pour une inéligibilité pendant dix ans de tout responsable politique qui aura été condamné pour blanchiment ou corruption.
Les magistrats peuvent-ils travailler sereinement dans ce climat?
Le pouvoir n’a pas eu la peau des juges d’instruction. Heureusement. Regardez, dans l’affaire Bettencourt, les moyens utilisés par Philippe Courroye pour poursuivre ceux qui ont courageusement révélé des délits, comme l’ex-comptable Claire Thibout, plutôt que les coupables. C’est du jamais vu, une honte absolue pour la magistrature française. Il s’agit de détourner les institutions pour protéger Nicolas Sarkozy. Et Philippe Courroye est un instrument au service du chef de l’Etat.
Soutenez-vous la juge Isabelle Prévost-Desprez, dont les propos mettant en cause Nicolas Sarkozy et le procureur de Nanterre Philippe Courroye ont fait scandale?
Bien sûr. Je connais bien cette femme, elle est travailleuse, courageuse et intelligente.
Nicolas Sarkozy s’était pourtant fait élire sur le thème de la « République irréprochable »?
L’exemplarité en politique ne se décrète pas, elle se prouve. Qui est Sarkozy? Son parrain politique n’est autre que Charles Pasqua. Ses meilleurs amis s’appellent Patrick Balkany, Brice Hortefeux, Thierry Gaubert, Nicolas Bazire, tous impliqués dans des scandales…
Nicolas Sarkozy est-il personnellement impliqué dans les dossiers Karachi ou Bettencourt ?
Je n’ai pas, contrairement au chef de l’Etat, eu accès au dossier judiciaire. Mais qui peut croire que son nom ne serait pas cité dans le dossier Karachi? Un rapport de la police luxembourgeoise dit clairement qu’il a approuvé la création d’une société off shore, Heine, destinée à véhiculer les commissions, puis les rétrocommissions. Dans l’affaire Bettencourt, son nom est également cité à de multiples reprises. Nicolas Sarkozy doit venir témoigner devant les juges. Si j’étais présidente, je mettrais fin à cette idée que le président doit être au-dessus des lois.
Propos recueillis par Anne-Sophie Mercier, Gérard Davet et Fabrice Lhomme
17 octobre : la lutte contre la pauvreté passe d’abord par l’école
Cette année, sur le parvis du Trocadéro à Paris, ATD axait son événement sur le thème de l’école. Car le constat est là, accablant : chaque année, près d’un enfant sur cinq sort du système éducatif sans aucune qualification. Notre pays, très élitiste, avantage les élèves issus des milieux plus favorisés au lieu d’atténuer les inégalités comme le promettent pourtant les fondamentaux de l’école républicaine.
Eva Joly s’est donc rendue vers 13h au Trocadéro pour aller à la rencontre de ces « héros ordinaires » qui veulent redonner espoir aux plus défavorisés.
Comme le dit le Président d’ATD Quart Monde, Pierre-Yves Madignier : « Généralement quand on parle de pauvreté, on parle de santé, de logement, de nourriture, en oubliant ce qui n’est pas visible : l’éducation. » Il ajoute : « les personnes qui ont vécu dans la pauvreté ont bien souvent connu l’échec scolaire et ont de très grandes aspirations pour leurs propres enfants ».
Beaucoup de propositions portées par ATD, et surtout leur vision – celle d’une école qui prône l’égalité, le respect des parcours et des cultures, l’inclusion de toutes et tous et non l’exclusion des plus faibles ou des parents – entrent en écho avec le programme et la philosophie des écologistes.
Eva Joly propose un nouveau pacte entre la France et l’Ecole. Il suppose de restaurer les moyens de l’école : des enseignants formés, des effectifs maximum de 25 élèves par classe en primaire et 20 élèves dans l’éducation prioritaire et au CP, ou encore un service public de la petite enfance pour lutter contre les inégalités à la racine. Mais ce pacte doit aller au-delà pour comprendre ce qui ne va pas. Il doit permettre des innovations pédagogiques, il doit rendre les équipes plus autonomes, il doit ouvrir l’école aux parents.
Ce combat, c’est celui pour une école de la réussite redevenue porteuse d’espoir pour toutes les familles, et notamment les plus défavorisées. Pour une école de la coopération et de l’émulation, non une école de la compétition entre toutes et tous. Pour une école sur le fronton de laquelle serait écrit, comme le dit si bien Albert Jacquard : « Ici est enseigné l’art de la rencontre ».
Cela va à l’exact opposé de la politique actuelle du gouvernement, qui méprise les enseignants, qui met les parents sur la touche en accusant les plus fragiles de démission, et qui stresse nos élèves en leur imposant des évaluations dès le plus jeune âge. L’actuel ministre de l’éducation souhaite même évaluer les élèves dès cinq ans pour repérer celles et ceux « à risque » !
Merci à ATD Quart monde et à tou-te-s ses militants d’agir chaque jour contre le système en place et pour une école, une France, une planète plus juste.
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