Ingrid Betancourt
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Personne en France ne peut ignorer qu’Ingrid Betancourt va entrer dans sa cinquième année de détention en Colombie... Cette tragédie est également vécue par des milliers de Colombiens, mais elle prend une tournure différente lorsqu’il s’agit du plus célèbre otage de la guérilla. En France, l’enlèvement d’Ingrid déchaîne une vague de solidarité des célébrités, des médias et des hommes politiques, tous bords confondus, fleurant bon la cause nationale. Mais (...)
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23 février 2002, sud de la Colombie : Ingrid Betancourt, candidate à la présidence de la République, est enlevée en pleine campagne électorale par un mouvement guérillero. Depuis ce jour, détenue quelque part dans la jungle, elle partage le sort de trois mille autres « kidnappés ». Pions dans un vaste et tragique jeu de pouvoir, ils subissent une captivité qui peut les mener à la mort. Rien ne destinait Juan Carlos Lecompte, l’époux d’Ingrid, à ce combat quotidien pour faire (...)
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Je m’appelle Ingrid Betancourt, je suis mère de deux enfants. Je suis aussi sénateur de mon pays, la Colombie. Je dois beaucoup à la France. Je voulais raconter mon combat au pays qui m’a appris la démocratie et la liberté. Vous savez combien les cartels de la drogue sont puissants chez nous. Vous entendez parfois parler des tueries et des scandales politiques qu’ils provoquent. Mais derrière ces organisations mafieuses, il y a mon peuple, un peuple courageux et fier qui (...)
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Depuis quatre ans et demi, le 23 février 2002 exactement, Ingrid Betancourt, sénatrice et candidate à l’élection présidentielle de Colombie, est détenue par la guérilla quelque part en pleine campagne ou dans la cordillère des Andes. En 2003, sa mère, Yolanda Pulecio Betancourt, apprend qu’elle peut établir un lien avec Ingrid grâce à une émission de radio qu’écoutent ceux qui lui ont ravi sa fille. Depuis, chaque matin, dès quatre heures, Yolanda rédige avec tout son (...)
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Le 23 février 2002, j’ai été enlevé avec Ingrid Betancourt et Clara Rojas. Par chance, les FARC m’ont relâché au bout de vingt-quatre heures.
Cependant, cette liberté ne sera entière que le jour où Ingrid Betancourt et tous les otages détenus par la guérilla colombienne auront été libérés. C’est le combat dans lequel je suis aujourd’hui engagé et à l’appui duquel je verse ce livre, récit de l’enlèvement d’Ingrid et des événements qui l’ont (...)
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A qui profite le crime ? Certainement pas à la victime, Ingrid Betancourt. Mais alors à qui ? Le drame individuel vécu par une personne, une famille, un entourage, et l’émotion qui l’entoure suscitent une compassion légitime. Ils ne permettent pas de décrypter la mécanique froide qui les a, les uns et les autres, broyés au mépris des droits humains universels. L’auteur ne prétend pas apporter de révélations : il entend mettre les éléments du drame en perspective et en (...)
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Voici toute l’histoire véritablement extraordinaire de cette femme opiniâtre et courageuse qui force le respect. Même un très bon romancier aurait eu beaucoup de mal à imaginer une aventure aussi dense et improbable, des personnages aussi forts et des situations aussi exceptionnelles. Bientôt six ans passés comme otage des Farc, un accord de libération qui s’éternise, d’innombrables manœuvres entre enjeux politiques et géostratégiques majeurs, entre cartels de la (...)
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Je dédie ces lignes aux êtres qui sont mon oxygène, ma vie. A ceux qui me maintiennent la tête hors de l’eau, qui ne me laissent pas couler dans l’oubli, le néant et le désespoir. Ce que vous avez accompli pour nous fait toute la différence : nous nous sommes sentis des êtres humains.
Soudain, Ingrid Betancourt, alors captive dans la jungle colombienne depuis cinq ans et neuf mois, donnait signe de vie : dans une longue lettre à sa mère Yolanda et à sa famille, écrite (...)