Blog des Jeunes Socialistes pour les Elections Européennes du 7 juin 2009
Sur son blog, Nora Berra, secrétaire d’Etat chargée de la santé, recommande « aux personnes vulnérables », citant les sans-abris, « d’éviter de sortir » pour ne pas subir la vague de froid.
Que ne doit-elle pas faire pour exister ? Ce couac n’est que le révélateur du malaise que connaissent les membres du gouvernement qui, faute de moyens, se retrouvent dans l’obligation de multiplier les coups de com’ pour essayer d’exister publiquement. Nous avions Nadine Morano et Eric Besson sur Twitter, voici Nora Berra et son blog.
S’il suffit de faire des recommandations pour régler les problèmes économiques et sociaux en France, les Jeunes Socialistes demandent alors à Mme Berra quand recommandera-t-elle de se laver les dents pour éviter d’avoir des caries ou quand recommandera-t-elle aux pauvres de se payer une mutuelle pour se soigner ?
Après les affichettes sur les réseaux sociaux, les Jeunes avec Hollande lancent cette semaine des milliers d’autocollants à utiliser sur les campus, devant les lycées et à chaque endroit où se trouvent les jeunes pour rappeler que la Droite, c’est la TVA !
Ces autocollants présentent des images caricaturées de Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Marine Le Pen, affublés de l’augmentation en points de la TVA que chacun-e défend, prouvant l’existence d’un programme commun des candidats de droite et d’extrême droite.
Les 16-24 ans qui sont la catégorie d’âge la plus précaire seraient les premières victimes de cette hausse de la TVA qui viendrait diminuer fortement le budget déjà trop modeste de nombreux jeunes.
C’est pour cela que les dizaines de milliers de volontaires du changement continueront à porter ce message que la droite c’est la TVA et que François Hollande porte un projet de redressement de la France pour garantir un avenir à notre génération.

Nouvelle attaque au droit social, Nicolas Sarkozy a proposé Dimanche l’ouverture d’une négociation interprofessionnelle sur les accords compétitivité-emploi: Ces accords remettent profondément en cause notre modèle social.
Lors de son intervention télévisé, Nicolas Sarkozy a repris la plupart des argument énoncés la veille dans le programme de l’UMP. Tout comme l’ensemble des propositions annoncées (règle d’or etc.), les accords compétitivité-emploi sont pour l’essentiel une retranscription nationale du « pacte pour l’euro ». Cet accord marquait un nouveau tournant libéral pour l’Europe, et consistait simplement à s’aligner sur les mesures de modération salariale et d’austérité entreprises en Allemagne. La stratégie de l’Élysée est de passer pour la troisième fois par une remise en cause des 35h pour justifier un retour en arrière qui pourrait être sans précédent en terme de droit du travail, de salaire, d’emplois etc.
Trois arguments ont été réitérés pour justifier la sortie des 35h. Pour finir, combattons les d’abord un par un :
1) Selon la droite, à cause des 35h, la France travaillerait moins : en réalité, la réduction du temps de travail par salarié a entraîné une hausse collective du temps de travail. En 2001, c’est à dire au moment où les 35h étaient en place avec toute leur force, la France travaillait 1716 millions d’heures de plus qu’en 1997, à l’époque des 39h (chiffres de l’INSEE). En d’autres termes, relativement à sa population, la France des 35h travaillait plus que la France des 39h.
2) Selon la droite les 35h sont un frein à l’emploi : En 1997, plus de 10% de la population active était au chômage. En cinq ans, d’après l’INSEE, le secteur marchand a créé plus de 1,9 millions d’emplois et le taux de chômage est passé de 10,7% à 7,7% de la population active. Jamais une croissance économique n’a produit autant d’emplois que celle qui eut lieu entre 1997 et 2001 : sur la même période, et avec une croissance comparable, le taux de chômage allemand n’a baissé que de deux points, passant de 9,9% à 7,9%. Avec une population pourtant supérieure, l’Allemagne n’a créé qu’un peu plus de 500 000 emplois en 5 ans (chiffres OCDE), soit quatre fois moins qu’en France.
3) Selon la droite, les 35h nuiraient à la compétitivité : Là encore, les chiffres sont clairs. Une étude de l’OCDE[1] publiée en 2003 (et peu favorable à la politique française) a montré que, grâce aux 35h, la France a connu, entre 1996 et 2002, l’un des plus fort taux de croissance de la productivité horaire du travail en Europe, soit 2,32%, contre 1,44% pour la moyenne de l’UE et 1,58% en Allemagne. Dans l’industrie ce taux a atteint 4% et a permis de moderniser l’organisation du travail. La réduction du temps légal de travail a permis de diminuer la fatigue des salariés et d’accroître leur efficacité moyenne.
Le projet de l’UMP, fortement lié, dans l’esprit, aux accords compétitivité emploi, est extrêmement flou. Depuis la loi Fillon 2003 qui a permis d’annualiser le décompte du temps de travail et de flexibiliser considérablement le travail, puis de la loi TEPA 2007 qui a défiscalisé les heures supplémentaires (rendant l’heure supplémentaire moins chers qu’une heure normale), les 35h modifiées ont constitué une aubaine pour les entreprises dont l’UMP n’a aucun intérêt à se séparer. Le projet UMP précise bien d’ailleurs que la droite ne reviendra pas sur les 35h légales.
Conformément aux directives du « pacte pour l’euro », le modèle de négociation à l’anglo-saxonne, entreprise par entreprise sera privilégiée. Les conséquences de ce glissement du processus de négociation peuvent être extrêmement grave contre le code du travail : Les accords d’entreprises seront légalement supérieurs aux normes conventionnelles et au contrat de travail. Après un accord d’entreprise sur le salaire ou sur le temps de travail, plus aucun salarié ne pourra demander le respect de son contrat. L’UMP tient à ce que ces négociations soient rapides : « Nous inciterons chacun à ouvrir ces négociations et à aboutir à un accord en modulant les exonérations de charges en fonction de l’avancée des négociations. » En clair on incite fermement les entreprises à négocier rapidement une sortie des 35h, tout en leur promettant une conservation des privilèges qui lui sont associés depuis 2003.
Malheureusement, comme on l’a vu avec l’usine CONTINENTAL de Clairoix, lorsqu’une entreprise négocie, sous la chantage aux licenciements massifs, un nombre d’heures supérieur à 35h pour un salaire constant, ce sont les salariés qui trinquent. En plus de rendre le chantage légal, la mise au pas du contrat de travail par les accords d’entreprises nous ferait tomber immédiatement dans la législation européenne qui fixe une durée moyenne de travail pouvant aller jusqu’à 48h. La durée légale restant à 35h, Les heures allant de 35h à 48h seraient considérées comme des heures supplémentaires et seraient donc exonérées : Aucune modification de la loi TEPA n’étant prévue par le gouvernement, un salarié pourrait travailler plus, avec le même salaire, tout en coûtant moins cher à son employeur !
La loi TEPA avait déjà coûté 4 milliards d’euros par an en exonération d’heures supplémentaires. Les accords d’entreprises, associées aux exonérations compétitivité emplois pourraient encore renforcer le recours aux heures exonérées. L’UMP, sans revenir sur les 35h légales, soutient une exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, sur la base de la durée du travail définie dans le cadre de la négociation d’entreprise. Ainsi, comme les accords d’entreprises font disparaître les dispositifs de chômage partiel, un accord concluant à une durée de 20h hebdomadaire par exemple pourrait déclencher, si le projet n’est pas précisé, une exonération dès 20h, ce qui remettrait profondément en cause le régime de solidarité par cotisation.
D’après Claude Guéant, ovationné à la convention de l’Uni, « les civilisations ne se valent pas ».
En prétendant cela, Claude Guéant se range dans la catégorie de ceux qui différencient et hiérarchisent les hommes, permettant le basculement vers un véritable racisme culturel.
Dakar, Grenoble, les campus UMP et maintenant les conventions de l’Uni, la surenchère permanente, dans la division et la haine de l’autre, est écœurante.
Les Jeunes Socialistes condamnent ces propos et demandent à M. Guéant ce qu’il cherche exactement en s’enfermant dans son discours xénophobe et raciste.
Ce lundi 30 janvier dans l’émission « mots-croisés » le vice-président de Front National Louis Aliot a dénoncé des « IVG de confort ».
Non, il n’y a pas d’IVG de confort, le choix de fonder une famille, de poursuivre une grossesse ne doit pas être subi. L’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) n’est jamais un acte anodin pour une femme. Le remboursement par la sécurité sociale de l’IVG est indispensable pour que chaque grossesse menée à terme soit désirée.
Jeunes Socialistes nous réaffirmons haut et fort le droit des femmes à disposer de leur corps, le droit à la contraception et à l’IVG face aux attaques répétées des représentants du conservatisme le plus archaïque.
Rappelons nous il y a quelques mois l’intervention de Nora Bera, secrétaire d’État à la santé qui s’opposait à l’accès anonyme et gratuit à la contraception pour les mineures, ou encore récemment des intégristes catholiques qui organisaient des prières de rue devant le centre d’IVG de l’hôpital Tenon sans être inquiétés par la police. Rappelons également qu’une nouvelle mutuelle est née, Fidelis, fondée par des intégristes catholiques, refusant le remboursement des IVG et des contraceptifs sous couvert du respect de la doctrine sociale de l’Eglise. Où le droit des femmes à disposer de leur corps est menacé, la République l’est également.
L’heure est grave pour les femmes de France, le droit chèrement conquis de disposer de son corps est attaqué de toute part, Jeunes Socialistes nous défendons le droit des femmes et des hommes à disposer de leur corps, le droit à la contraception et le droit à l’IVG.
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