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Soyons clairs : le système d’évaluation et d’inspection des enseignants doit évoluer. mais cette évolution doit traduire une amélioration du dispositif et non par une régression.
Or, les nouvelles modalités proposées dans les nouveaux textes par le ministre (mise en place d’un dispositif « d’auto-évaluation » de compétences à acquérir par les enseignants, entretien professionnel) ne sont, une fois de plus, que prétextes à faire des économies sur le dos des personnels et à remettre en cause leur statut.
En effet, ce projet prévoit en outre une réduction de l’ancienneté du déroulement de carrière ainsi qu’une limitation de l’avancement d’échelon. Sans y être préparé ni formé, et en l’absence de tout critère transparent, le chef d’établissement endosse les habits de l’inspecteur puisqu’il aura non seulement à évaluer les enseignants mais aussi à répartir les moyens financiers en termes d’avancement.
Alors que les enseignants subissent de plein fouet, comme l’ensemble de nos concitoyens ,la politique de la droite de diminution du pouvoir d’achat et de restrictions en tout genre, ce projet constitue une nouvelle provocation (managériale, pédagogique et financière) du gouvernement actuel à ‘encontre des équipes éducatives.
François HOLLANDE propose une toute autre voie : en plaçant la jeunesse et l’éducation au centre de son projet, il place les enseignants au cœur de ce projet puisque la réussite des élèves dépend d’eux.
Au moment où les conditions d’enseignement (classes surchargées notamment en primaire, rythmes scolaires..) , l’évolution de carrière des personnels sont attaquées, François HOLLANDE propose avec raison de redonner du sens à la mission des enseignants.
Rétablissement de la formation en l’adaptant à la réalité du métier, création de postes, valorisation des innovations pédagogiques, revalorisation matérielle et morale : autant de mesures nécessaires pour réaliser la grande ambition qui doit être celle de l’Ecole de la République : la démocratisation de la réussite.
Nicolas Sarkozy méprise et abandonne les enseignants.
François HOLLANDE veut , lui, leur rendre leur dignité et leur place au cœur de notre projet de société.
La droite propose un transfert des cotisations patronales du régime famille vers un impôt anti-délocalisation, le nouveau nom donné par la droite à la TVA sociale. Elle propose aussi d’augmenter le taux intermédiaire de 7% de la TVA, taux qu’elle vient juste de créer.
Cette augmentation de la TVA se traduirait par
-une baisse de la croissance, car elle réduirait d’autant la consommation, principal facteur de croissance,
-une baisse du pouvoir d’achat des Français, qui sera amputé par cette hausse,
-et une augmentation des inégalités de revenus, la TVA frappant proportionnellement plus fortement les bas revenus que les hauts revenus.
De toute manière, ce transfert massif de financement des entreprises vers les ménages ne se traduira que par une baisse très modérée du coût du travail, de l’ordre de 3 à 5%.
Cette baisse est dérisoire s’il s’agit d’être compétitif avec l’Asie. Cette baisse ne correspond pas à nos difficultés au sein de la zone euro car nous avons un problème de compétitivité hors coût beaucoup plus certain et sérieux : qualifications des salariés, qualités des produits, spécialisation et organisation à l’export expliquent notre déficit commercial en zone Euro plus surement que le coût du travail en France dans l’industrie manufacturière. A titre d’exemple, le coût horaire dans l’industrie automobile est de 41 euros en France, de 43 euros en Allemagne.
La compétitivité des entreprises Françaises est à restaurer. L’échec de Nicolas Sarkozy est patent : excédentaire en 2001, le commerce extérieur sera déficitaire en 2011 de 75 milliards d’euros. Ce niveau ne fut, historiquement, jamais atteint.
François Hollande n’introduira pas la TVA sociale. Il mettra à l’étude une réforme de l’assiette des cotisations sociales visant à faire contribuer tous les facteurs de production (le capital, les consommations d’énergie) au financement de la sécurité sociale.
La proposition de François Hollande, ramener la part du nucléaire de 75% à 50% d’ici à 2025, ce qui constitue un effort équivalent à ce que les Allemands ont décidé de faire sur la même période, constitue une voie raisonnable et équilibrée entre
-le tout nucléaire de Nicolas Sarkozy, qui obéit au lobby pro-nucléaire,
-et la sortie du nucléaire, irréaliste sur le plan économique.
L’accord passé entre le parti socialiste et EELV reprend cette proposition de François Hollande et acte le désaccord sur Flamanville, François Hollande s’étant prononcé sur la poursuite de cet EPR.
La France compte 58 centrales nucléaires, dont 11 ont plus de 30 ans et 27 entre 25 et 30 ans.
La sécurité des centrales constituera la priorité. Cela impliquera de ne pas prolonger la vie de certaines de ces centrales et de fermer Fessenheim..
Le coût de la proposition de François Hollande a été chiffré à 250MM€ par le CEA et à 124MM€ par l’Institut Montaigne.
Mais, en réalité, le coût de cette réduction de notre production d’électricité nucléaire ne sera pas supérieur à celui de la prolongation de toutes les centrales, les exigences de sécurité ayant été fortement accrues depuis l’accident de Fukushima. L’ISRN a ainsi chiffré à 250MM€ le coût de la prolongation du parc nucléaire d’EDF.
Les chiffres avancés par Henri Proglio d’EDF ou Luc Oursel d’Aréva concernent une sorite totale du nucléaire, ce qui n’est pas la position de François Hollande, ni celle de l’accord conclu avec EELV.
L’industrie nucléaire emploie actuellement 125.000 personnes. Le nombre d’emplois indirects varie entre 75.000 (selon Roussely, ancien président d’EDF) et 285.000 personnes (selon PricewaterhouseCoopers qui a travaillé pour le trio EDF-AREVA-CEA). Le niveau de ces effectifs en devrait pas évoluer, la réduction d’un tiers de la production d’énergie d’origine nucléaire exigeant des travaux importants.
Comme il s’agit aussi de réduire les énergies d’origine fossile, François Hollande propose :
-un grand plan de transition énergétique visant à réduire la consommation d’énergies dans les logements et les transports et à développer els énergies renouvelables (éolienne),
-et l’instauration d’une taxe carbone sur les entreprises, dont le produit sera affecté à la sécurité sociale.
Quant au prix de l’énergie, la vérité oblige à dire que quel que soit le scénario autour de la part du nucléaire, il aura tendance à s’élever en raison du renchérissement des énergies fossiles et de l’ampleur des investissements à engager sur les centrales comme sur les énergies renouvelables. C’est pourquoi, François Hollande propose des mesures de protection des consommateurs avec un tarif de base pour l’essentiel et un tarif progressif pour le confort.
En dix ans la droite aura supprimé plus de 100.000 postes dans l’Education nationale ainsi que la formation initiale des enseignants. La part du PIB destinée à l’enseignement primaire et secondaire est passée de 4,5% à 3,9%, le taux de scolarisation des enfants de moins de trois ans a diminué en dix ans de 34 % à 13% et la France est devenue le pays de l’OCDE où le taux d’encadrement des élèves dans le primaire est le plus faible. Enfin les enquêtes de l’OCDE indiquent que le poids des inégalités sociales explique les performances moyennes des élèves français de 15 ans.
C’est pour ces raisons que François Hollande proposera au Parlement une loi programme sur 5 ans, élaboré après concertation, notamment avec les syndicats, les parents d'élèves, les grandes associations.
Il a annoncé que dans ce cadre, avec des contreparties en matière de réforme du système éducatif, 12 000 postes seraient ouverts chaque année pendant 5 ans, soit 60 000 au total sur le quinquennat.
Ces postes ne seront pas tous des postes d’enseignants, mais aussi des postes d'encadrement, d’éducateurs, d’infirmières et de psychologues.
L’enveloppe budgétaire nécessaire pour financer ces créations peut être estimée au maximum à 500 millions d’euros (cotisations sociales incluses) pour chaque tranche annuelle de 12.000 postes. A compter de 2017 le montant de l’enveloppe budgétaire nécessaire sera donc de 2,5 milliards d’euros par an. La droite dit que c’est de l’irresponsabilité budgétaire. Mais est-ce responsable d’alléger l’ISF de 1,9 milliards d’euros par an ou de maintenir l’exonération des heures supplémentaires, qui coûte 4 milliards d’euros par an ?
De toute manière, ces créations seront financées par redéploiement de moyens au sein du budget de l’Etat et au sein du budget de l’Education nationale.
Ces créations se traduiront par une augmentation des recrutements d’enseignants. La droite nous dit que ce ne sera pas possible du fait de la baisse du nombre de candidats aux concours constatée depuis quelques années. Elle ne manque pas de culot, car elle est très largement responsable de cette baisse. En dégradant les conditions d’exercice du métier d’enseignant et en supprimant la formation initiale, elle a détourné les jeunes de l'enseignement.
François Hollande revalorisera le métier d’enseignant via des conditions de vie et de travail améliorées et le renforcement de la formation.
Ces créations d’emplois sont indispensables pour notre pays et s’inscrivent dans la priorité que François Hollande accorde à la jeunesse.
La majorité de gauche compte déposer une proposition de loi en décembre sur le vote des étrangers aux élections locales, hors Union européenne. Une proposition qui figure dans le projet du parti socialiste.
Nicolas Sarkozy a critiqué cette proposition. « Une telle proposition me semble hasardeuse (...) parce qu'elle risque de diviser profondément les Français au moment où, plus que jamais, nous avons besoin de les rassembler », a déclaré le chef de l’Etat lors d'un discours devant près de 3.000 maires réunis à l'Elysée en marge du congrès de l’AMF.
Nicolas Sarkozy s'était pourtant déclaré favorable à la mesure en 2005.
L’UMP justifie son opposition à la mesure en disant que le droit de vote est lié à la nationalité française. Ce n’est pas exact, puisque les étrangers ressortissants d’autres Etats de l’Union européenne ont déjà le droit de vote aux élections locales.
Elle indique aussi que la gauche ressort cette idée avant chaque élection uniquement pour faire monter le Front national, et qu’une fois élue elle ne la met pas en œuvre. Mais il faut rappeler qu’une telle proposition nécessite de modifier la Constitution et donc d’obtenir l’accord du Sénat, ce qui était impossible jusqu’à présent du fait de l’existence d’une majorité de droite. C’est le changement de majorité au Sénat qui permet de relancer cette proposition.
Il faut noter que la convention 144 du Conseil de l’Europe en date du 5 février 1992, sur la participation des étrangers à la vie publique au niveau local prévoit le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales pour les étrangers résidant régulièrement depuis plus de 5 ans. Plusieurs pays l’ont signée et ratifiée, mais pas la France.
La philosophie est la suivante :
-élections nationales électeurs nationaux,
-élections locales, électeurs locaux.
19 Etats de l’Union européenne accordent le droit de vote aux élections locales aux étrangers : -12 sans restriction, dont la Suède, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, l’Irlande, le Luxembourg…
- 5 sous condition de réciprocité, dont l’Espagne,
-de plus la Grande-Bretagne l’accorde aux ressortissants du Commonwealth et le Portugal aux ressortissants du Brésil.
Dans certains cas le droit de vote est accordé pour toutes les élections locales, dans d’autres il est réservé aux élections municipales.
Selon un sondage Louis Harris, réalisé en octobre dernier, 56% des Français sont favorables à l’octroi du droit de vote aux étrangers pour les élections locales.
Contrairement à ce que prétend Claude Guéant, il n’a jamais été question de permettre aux étrangers d’être élus maires.
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