Politique digitale France

Accueil du site > ClubVillepin > Villepin, « Une campagne aux accents du terroir » (Sud Ouest, (...)

Villepin, « Une campagne aux accents du terroir » (Sud Ouest, 12/01/2012)




Dominique de Villepin avait choisi Périgueux hier. Il a arpenté une heure durant les places du Coderc et de la Clautre, échangeant avec la population.

Ils étaient quelques-uns à attendre patiemment dans le froid, hier matin. Des hommes, des retraités, venus spécialement place du Coderc, sans cabas, mais avec la ferme intention de serrer la main et dire quelques mots à Dominique de Villepin.

Parmi eux, Pierre Grox, 80 ans dans quelques jours, ou encore Georges Labrousse, de la même génération. Celle qui a connu la guerre et de Gaulle et a du mal à se reconnaître dans l’UMP. Pour eux, l’ancien Premier ministre est le meilleur héritier des idées du Général aujourd’hui. « Il a fait une très bonne prestation à l’ONU contre l’intervention militaire en Irak. Il peut sauver la France, il est à la hauteur », estime Georges Labrousse.

Cerné par les caméras, les micros et les photographes parisiens, le candidat outsider à la présidentielle a fait une arrivée remarquée sur le marché aux côtés de Jean-Michel Jardry, responsable départemental de République solidaire ou encore du centriste Hervé Distinguin. Crédité de 4 % d’intentions de vote par un dernier sondage, il s’est offert une immersion chez les vrais gens pour une « campagne aux accents du terroir ». Il a été plutôt bien accueilli dans cette ville qui a longtemps confié ses clefs à un gaulliste historique en la personne d’Yves Guéna, et qui s’est tournée vers la gauche en 2008.

Encouragements

Pas de méfiance, encore moins de défiance, plutôt des encouragements comme ceux du boucher de la halle, Yves Beaugier, lançant un : « Ça va bien se passer ! » Ou d’un style plus osé à l’instar de ce rôtisseur, demandant spontanément : « Vous allez l’accrocher le petit nain, oui ? »

Au-delà de la bonne humeur et des plaisanteries, beaucoup d’inquiétude pointait aussi dans les échanges. À l’image de Huguette, sur son étal de primeurs, place de la Clautre, confiant que « ça devient de plus en plus dur ».

En arpentant à grandes enjambées le pavé périgourdin, Dominique de Villepin a relevé à la fois « la beauté de la ville », « la fierté de ceux qui l’habitent » mais aussi « beaucoup de misère cachée ».

« Attentes »

Bref, « on sent beaucoup d’attentes. Les politiques ne s’intéressent pas assez à la vie des Français, à leur pouvoir d’achat, leurs vrais problèmes. C’est une occasion de les écouter. Sur un marché, on n’a pas de débat de fond mais il y a le plaisir d’échanger ».

De brefs entretiens, le candidat en a eu aussi avec Bernard Cazeau, qui l’a reçu quelques minutes au Conseil général avant de poser avec lui pour la photo. « J’ai du mal à croire en sa candidature mais je l’ai accueilli comme j’accueillerai tous les candidats républicains s’ils le souhaitent. » Les deux hommes ont parlé de la situation économique : « Dans ce département, si le Conseil général n’investissait pas 100 millions d’euros, qui investirait ? », interroge Bernard Cazeau.

Le maire de Périgueux, Michel Moyrand, a également reçu discrètement Dominique de Villepin quelques minutes. Pour officiellement un entretien de courtoisie. Avec tout de même en perspective le second tour de la présidentielle où chaque voix comptera. Certes, Dominique de Villepin veut croire en sa chance. Mais hier, dans les rues de Périgueux, plus que l’homme providentiel, il incarnait celui qui, à droite, défie Nicolas Sarkozy et peut contribuer à sa chute.


Voir sur ClubVillepin
Politique digitale France


SPIP | | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Site, réalisé, hébergé et référencé par Epistrophe AdmiNet France Partenaire : Crédit fonctionnaire